Relations du cerveau avec le nez

L'appendice nasal cache une merveille de "technologie" appropriée tant pour notre santé mentale que physique… dont nous ne profitons pas lorsque nous respirons pas la bouche, tant dans la vie dite normale qu'en situation de stress ou de sport.

Chaque jour nous l’utilisons et ne remarquons rien lorsque “tout va bien”… mais un léger “rhume du cerveau” met en lumière le lien entre respiration nasale et stimulation cérébrale… puisque justement ce “rhume du cerveau” fait que la pensée est les idées sont moins fluides; ces effets sont liés au passage devenu impossible de l’air dans les cornets nasaux supérieurs, lieu où la stimulation cérébrale est directe tant par les vibrations apportées par le va-et-vient respiratoire via la lame criblée de l’ethmoïde que par le passage de l’air dans la zone olfactive. Ce “nez bouché” nous barre mécaniquement la porte à la perception des odeurs et à la stimulation cérébrale.

Ce dessin ci-dessus, extrait de mon livre “Exercices respiratoires pour mieux enChanter sa vie, prévention et soins” montre aussi l’importance du volume des fosses nasales (en vert) et le lien entre celles-ci et l’oreille via la trompe d’Eustache. Des fosses nasales infectées et des sécrétions douteuses vont immanquablement influencer, via la trompe d’Eustache – zououh, comme un toboggan jusqu’à l’oreille moyenne – la bonne santé de notre système auditif.

Le système olfactif

est le seul système sensoriel chez l’humain à relier directement le milieu extérieur au cerveau. C’est à cause de cette particularité que l’épithélium olfactif fait l’objet de recherches prometteuses dans le domaine des lésions de la moelle épinière, car il est un point d’accès direct vers le système nerveux central. Cet épithélium olfactif a une population de cellules gliales importantes (cellules formant l’environnement des neurones et leurs assurant un milieu de vie équilibré), et représente ainsi un puits de cellules souches à priori inépuisable pour la régénération cellulaire. En contact direct avec l’extérieur, les cellules de ce tissus nerveux se renouvellent tous les 3 mois.

La perte progressive de l’odorat,

comme celle du goût, est un des premiers signes de ces deux maladies auto-immunes que sont l’Alzheimer et le Parkinson. Espoir: l’olfaction s’entraîne! Par exemple, rechercher les différences d’odeur entre 2 sortes de pommes (si possible non traitées…), entre 2 sortes de poires, de fraises, de thym, etc. Refaire inlassablement l’exercice, et prendre le temps de mâcher et de “sentir” les saveurs gustatives. Bonus: on mange moins… Goût et odorat sont liés, puisque l’olfaction doit permettre de reconnaître les substances volatiles de l’aliment mis en pièce par les dents; dès que le système olfactif est péjoré, le goût l’est donc également.

Facultés nasales

En rentrant par le nez, l’air y est réchauffé, humidifié, purifié, dirigé. Nous pouvons alors percevoir des odeurs et renforcer, par des exercices appropriés, notre stimulation cérébrale de base faite par la respiration nasale. TOUTES CES FACULTÉS SONT PERDUES LORSQUE LA RESPIRATION EST BUCCALE.

Au quotidien

afin de soutenir cette stimulation cérébrale créé par le passage de l’air par les troisièmes cornets (un à gauche et un à droite – visible sur cette photo reprise d’un SCAN), ceux-ci doivent être parfaitement libres… et c’est justement là où il y a le moins de place, là où les saletés et mucosités de toutes sortes peuvent se loger le plus confortablement. Que faire?

L’Hygiène nasale

Par des exercices simples voire ludiques – ET CHAQUE MOIS vous en trouvez un différent via ce lien – vous libérez le nez et favorisez peu à peu la respiration dans les 3èmes cornets. Tant que les 1ers et 2èmes cornets ne sont pas libres, l’accès aux troisièmes reste problématique.

Cette hygiène nasale doit devenir un réflexe: tout comme je me lave les mains, je libère mon nez. J’ai les mains sales = je les laves. Je respire un air pollué = je nettoie mes conduits.

Des exercices plus “pointus”, souvent avec l’aide de sa propre voix, vont pouvoir stimuler encore plus le cerveau. Mais d’abord la base: dégager, ouvrir, créer les conditions de passage optimales pour le passage de l’air. Notre potentiel d’énergie, physique et cérébral, en dépend.

C’est très volontiers que j’accueille vos questions et commentaires, soit via ce blog (en bas), soit via un rendez-vous personnalisé et gratuit de 20mn – valeur CHF 35.-; pour cela prenez rendez-vous en ligne  et appelez-moi à l’heure que vous avez choisie.

 

 

 

 

 

 

 

 

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *